Espacer plutôt qu’entasser
La moitié des mots au jour 1, l’autre au jour 2. Deux petites doses valent mieux qu’une grosse : c’est le résultat le mieux établi de tout ce qu’on sait sur la mémoire.
Avant de commencer
Le Programme répond à « qu’est-ce que je fais aujourd’hui ? ». Le Parcours répond à « où j’en suis ? ». Ce sont deux besoins différents, et c’est pour ça qu’il y a deux pages.
Cette page explique comment elles sont faites, ce qui les vérifie, et ce que tu sauras dire dans six mois. Sans rien gonfler.
Survole une carte, ou touche-la, pour voir ce qu’elle fait vraiment.
Tu peux n’en utiliser qu’une. Beaucoup suivent le Programme et ne regardent le Parcours qu’une fois par mois, pour voir le chemin fait.
Il couvre deux ans. Mais on ne te demande jamais de penser à deux ans : on te demande de penser à aujourd’hui.
Un cycle fait quatre semaines. Trois apportent des mots. La quatrième n’en apporte aucun : elle reprend, et c’est là que ça se fixe. Ce n’est pas du remplissage, c’est la respiration qui évite d’abandonner. Un programme long meurt d’essoufflement, jamais de difficulté.
— semaines de consolidation sur l’ensemble du programme.
La moitié des mots au jour 1, l’autre au jour 2. Deux petites doses valent mieux qu’une grosse : c’est le résultat le mieux établi de tout ce qu’on sait sur la mémoire.
Dès le jour 3, la liste disparaît. Seul le nombre reste. Avoir les mots sous les yeux pendant qu’on se teste enlève exactement l’effort qui fait apprendre.
La règle n’arrive qu’au jour 3, quand il existe enfin des mots auxquels l’accrocher. Une règle sans matière ne tient pas.
Ces trois principes ne sont pas des trouvailles maison. Espacer plutôt qu’entasser, c’est l’effet d’espacement, décrit par Ebbinghaus dès 1885. Se rappeler avant de relire, c’est l’effet de test. Des intervalles qui s’allongent, ce sont les boîtes de Leitner, publiées en 1972. ⚠️ Ça ne prouve pas que ce site enseigne bien : ça dit seulement que sa méthode n’est pas inventée.
Le jour 3 est le troisième que TU fais, qu’il tombe un mardi ou trois semaines plus tard. Rien sur ce site ne dira jamais que tu es en retard, parce que ce mot n’a aucun sens ici. Tu avances au travail fait.
Il ne te demande rien. Il regarde ce que tu as déjà fait dans les jeux et les exercices, et il en tire une carte.
Du plus vital au plus exigeant. Et sous le chemin, tous les autres thèmes du dictionnaire en accès libre : rien n’est caché.
Un mot ne compte pas parce que tu l’as vu. Il compte quand tu l’as retrouvé trois fois de plus que tu ne l’as raté.
Un mot juste s’éloigne, un mot raté revient demain. Six boîtes, et un mot bien su ne te dérange plus qu’une fois par semestre.
Les six intervalles, en jours. Ils sont lus directement dans le moteur du site : s’ils changent un jour, cette page changera toute seule.
Pas de compte, pas d’inscription, rien qui part sur un serveur. Ta progression vit dans ton navigateur. Tu peux l’exporter dans un fichier et la reprendre ailleurs, quand tu veux.
Un site peut promettre n’importe quoi. Voici ce qui, ici, empêche de mentir.
Jamais l’inverse. « Je salue quelqu’un » demande douze mots, pas vingt-deux, et on ne les bourre pas pour faire joli. Les semaines s’alourdissent avec le temps, parce qu’un débutant n’absorbe pas ce qu’absorbe quelqu’un au mois 18.
C’est vérifié à chaque publication, sur les 1 716 mots du programme. Un outil compare tout à tout et refuse de publier si un mot revient, ou si deux mots différents s’écrivent pareil dans la même semaine.
Jamais d’une impression. Dictionnaires et relevés de terrain, cités sur la page des mentions. Dans le doute, la case reste vide plutôt que remplie au jugé.
Le mot « feu » est resté hors du programme pendant dix-sept cycles, parce que deux fichiers du site n’écrivaient pas pareil. Il n’est entré qu’une fois la question tranchée sur un corpus de 31 000 versets. Préférer un trou à une invention, c’est le seul moyen d’être cru sur le reste.
Rien de tout ça ne se voit quand on apprend. C’est justement le but : tu n’as pas à vérifier derrière nous.
À {minutes} minutes par jour, {joursParSemaine} jours par semaine. Ce sont des estimations à ce rythme, pas un délai : personne ne te chronomètre.
Tu salues, tu te présentes, tu demandes ton chemin, tu parles de ta famille et de ce que tu manges.
Tu tiens une conversation : tu racontes ce qui est arrivé, tu donnes ton avis, tu te débrouilles chez le médecin et sur la route.
Tu suis une histoire longue, tu parles de ce que tu ressens, de ce qui compte, et de ce qui pèse dans une vie.
Ces trois nombres ne sont pas des projections : ce sont les mots réellement écrits dans le programme, recomptés à chaque publication. Le dictionnaire entier en compte {dico}.
Une promesse qu’on ne peut pas vérifier ne vaut pas mieux qu’une promesse creuse. Voici donc, palier par palier, ce que tu devrais savoir dire, et les mots que le programme t’aura donnés pour ça. À toi d’essayer.
On ne donne pas la réponse en lingala, et c’est voulu : le programme enseigne à se rappeler avant de relire. Si tu sèches, le dictionnaire est là, et il parle.
Personne n’apprend une langue d’un coup. On l’apprend un jour après l’autre, et le seul jour qui compte est celui-ci. Ouvre le Programme : il te dira exactement quoi faire.